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Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son coeur (le 13/09/2006 à 08h16)
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Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son coeur; Sans remord, sans regret, sans regarder l'heure; Aller de l'avant, arrêter d'avoir peur; Car, à chaque âge, se rattache un bonheur.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec son corps; Le garder sain en dedans, beau en dehors. Ne jamais abdiquer devant un effort. L'âge n'a rien à voir avec la mort.
Vieillir en beauté, c'est donner un coup de pouce À ceux qui se sentent perdus dans la brousse, Qui ne croient plus que la vie peut être douce Et qu'il y a toujours quelqu'un à la rescousse.
Vieillir en beauté, c'est vieillir positivement. Ne pas pleurer sur ses souvenirs d'antan. Être fier d'avoir les cheveux blancs, Car, pour être heureux, on a encore le temps.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec amour, Savoir donner sans rien attendre en retour; Car, où que l'on soit, à l'aube du jour, Il y a quelqu'un à qui dire bonjour.
Vieillir en beauté, c'est vieillir avec espoir; Être content de soi en se couchant le soir. Et lorsque viendra le point de non-recevoir, Se dire qu'au fond, ce n'est qu'un au revoir. auteur Ghyslaine Delisle |
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Christophe de BAUJEU (le 17/02/2006 à 13h00)
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Vous qui n'ensorcelez les troupes vagabondes Vous qui n'ensorcelez les troupes vagabondes, Mais toujours tourmentés, endurez tant de maux, Voyez tant seulement baigner les animaux, Et détournez vos yeux de ces sacrées ondes.
Gardez l'orage saint, ce sont les Nymphes blondes, Actéon cerf fuyant, après tant de travaux Fut enfin dévoré, et court par monts et vaux Encore celui-là des cavernes profondes.
Indigne fut Saunio, de ces vertes vallées, Indigne fut Siphos, des âmes recélées, Dans les joncs verdoyants des éternels palus.
Indigne fut Cheron, de l'ancienne Prêtresse, Indigne fut l'amant de la divine tresse, Et du ruisseau fatal, où baigne Tantalus.
merci à VIRGIN |
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Lorsque la douce nuit... (le 19/12/2005 à 11h14)
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Lorsque la douce nuit... Lorsque la douce nuit, comme une douce amante, S'avance pas à pas, à la chute du jour, S'avance dans le ciel, tendre, timide et lente, Toute heureuse d'un fol amour ;
Lorsque les feux muets sortent du ciel propice, Pointillent dans la nuit, discrets, étincelants, Eparpillent au loin leurs gerbes d'artifices, Dans les espaces purs et blancs ;
Quand le ciel amoureux au sein des rideaux sombres, Tout chaud de ce soleil qui vient de l'embraser, A la terre, pour lui pleine d'amour et d'ombres, S'unit dans un brûlant baiser ;
Quand se réfléchissant comme en un lac limpide, L'étoile de l'azur, sur le sol transparent, Allume au sein de l'herbe une étoile timide, Cette étoile du ver luisant ;
Quand aux brises du soir, la feuille frémissante, A ce tendre contact a refermé son sein, Et garde en s'endormant la fraîcheur odorante Qui doit parfumer le matin ;
Quand sur le sombre azur, comme un triste fantôme, Le cyprès de ce champ où finit la douleur, Est là, plus triste et froid qu'un mystérieux psaume Qui tombe sur un ton mineur ;
Lorsque courbant sa tête à des plaintes secrètes, L'if, comme de grands bras agite ses rameaux, Et tout mélancolique, en paroles muettes, Cause bas avec les tombeaux ;
Quand au berceau de Dieu, sur la branche endormante, L'oiseau paisible, heureux a trouvé le sommeil, Quand le fil de la Vierge a regagné sa tente En attendant quelque soleil ;
Quand la croix déployant dans sa forme incertaine, Sur le chemin du ciel ses deux bras de douleurs, Dans la nuit qui l'entoure en son humide haleine Est ruisselante de pleurs ;
Quand toute la nature, et l'étoile de la pierre, Et l'arbre du chemin, la croix du carrefour, Se sont tous revêtus de l'ombre, du mystère, Après les fatigues du jour ;
Quand tout nous parle au coeur, quand la tremblante femme, A plus de volupté que le soleil le jour, Oh ! viens, je te dirai tout ce que j'ai dans l'âme, Tout ce que j'ai de tendre amour Jules VERNE merci à VIRGIN |
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Nuit de neige (le 29/11/2005 à 11h44)
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Nuit de neige La grande plaine est blanche, immobile et sans voix. Pas un bruit, pas un son ; toute vie est éteinte. Mais on entend parfois, comme une morne plainte, Quelque chien sans abri qui hurle au coin d'un bois.
Plus de chansons dans l'air, sous nos pieds plus de chaumes. L'hiver s'est abattu sur toute floraison ; Des arbres dépouillés dressent à l'horizon Leurs squelettes blanchis ainsi que des fantômes.
La lune est large et pâle et semble se hâter. On dirait qu'elle a froid dans le grand ciel austère. De son morne regard elle parcourt la terre, Et, voyant tout désert, s'empresse à nous quitter.
Et froids tombent sur nous les rayons qu'elle darde, Fantastiques lueurs qu'elle s'en va semant ; Et la neige s'éclaire au loin, sinistrement, Aux étranges reflets de la clarté blafarde.
Oh ! la terrible nuit pour les petits oiseaux ! Un vent glacé frissonne et court par les allées ; Eux, n'ayant plus l'asile ombragé des berceaux, Ne peuvent pas dormir sur leurs pattes gelées.
Dans les grands arbres nus que couvre le verglas Ils sont là, tout tremblants, sans rien qui les protège ; De leur oeil inquiet ils regardent la neige, Attendant jusqu'au jour la nuit qui ne vient pas Guy de Maupassant merci VIRGIN |
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Nouveau poême transmis par Virgin (le 10/11/2005 à 10h47)
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In deserto Les pitons des sierras, les dunes du désert, Où ne pousse jamais un seul brin d'herbe vert ; Les monts aux flancs zébrés de tuf, d'ocre et de marne, Et que l'éboulement de jour en jour décharne, Le grès plein de micas papillotant aux yeux, Le sable sans profit buvant les pleurs des cieux, Le rocher renfrogné dans sa barbe de ronce ; L'ardente solfatare avec la pierre-ponce, Sont moins secs et moins morts aux végétations Que le roc de mon coeur ne l'est aux passions. Le soleil de midi, sur le sommet aride, Répand à flots plombés sa lumière livide, Et rien n'est plus lugubre et désolant à voir Que ce grand jour frappant sur ce grand désespoir. Le lézard pâmé bâille, et parmi l'herbe cuite On entend résonner les vipères en fuite. Là, point de marguerite au coeur étoilé d'or, Point de muguet prodigue égrenant son trésor ; Là point de violette ignorée et charmante, Dans l'ombre se cachant comme une pâle amante ; Mais la broussaille rousse et le tronc d'arbre mort, Que le genou du vent comme un arc plie et tord : Là, pas d'oiseau chanteur, ni d'abeille en voyage, Pas de ramier plaintif déplorant son veuvage ; Mais bien quelque vautour, quelque aigle montagnard, Sur le disque enflammé fixant son oeil hagard, Et qui, du haut du pic où son pied prend racine, Dans l'or fauve du soir durement se dessine. Tel était le rocher que Moïse, au désert, Toucha de sa baguette, et dont le flanc ouvert, Tressaillant tout à coup, fit jaillir en arcade Sur les lèvres du peuple une fraîche cascade. Ah ! s'il venait à moi, dans mon aridité, Quelque reine des coeurs, quelque divinité, Une magicienne, un Moïse femelle, Traînant dam le désert les peuples après elle, Qui frappât le rocher de mon coeur endurci, Comme de l'autre roche, on en verrait aussi Sortir en jets d'argent des eaux étincelantes, Où viendraient s'abreuver les racines des plantes ; Où les pâtres errants conduiraient leurs troupeaux, Pour se coucher à l'ombre et prendre le repos, Où, comme en un vivier les cigognes fidèles Plongeraient leurs grands becs et laveraient leurs ailes. Théophile GAUTHIER
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Amitié (le 09/11/2005 à 15h24)
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L'amitié Beaucoup de personnes parlent de l'amitié, des amis, amies Mais sais-tu réellement ce qu'est l'amitié Beaucoup disent : moi, j'ai beaucoup d'amis, amies Crois-tu que l'on peut en avoir tant Non, ce n'est pas possible Nous ne saurions pas nous confier à toutes ces personnes Peut-être une ou deux, pas plus L'amitié est de se comprendre, s'aider Quand j'ai un problème, je viens vers toi Et toi, tu viens vers moi quand tu en sens le besoin L'amitié est d'échanger le plus d'idées entre nous Il ne faut pas être égoïste l'un vers l'autre L'amitié n'est pas toujours vraie et est parfois trompeuse C'est après que nous nous connaîtrons vraiment Après toutes ces étapes passées ensemble Difficultés pour peines disputes Il faudra se supporter l'un l'autre malgré cela Surtout ne pas changer de chemin, il doit être rectiligne L'amitié est une chose merveilleuse que nul ne peut détruire ce poême proviens du site de Fleur Sauvage sur lequel vous trouverez beaucoup de belles choses notamment pour les amateurs de créations PSP (tutos-outils-etc...) |
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Chant d'automne (le 08/11/2005 à 13h34)
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Chant d'automne I
Bientôt nous plongerons dans les froides ténèbres ; Adieu, vive clarté de nos étés trop courts ! J'entends déjà tomber avec des chocs funèbres Le bois retentissant sur le pavé des cours.
Tout l'hiver va rentrer dans mon être : colère, Haine, frissons, horreur, labeur dur et forcé, Et, comme le soleil dans son enfer polaire, Mon coeur ne sera plus qu'un bloc rouge et glacé.
J'écoute en frémissant chaque bûche qui tombe ; L'échafaud qu'on bâtit n'a pas d'écho plus sourd. Mon esprit est pareil à la tour qui succombe Sous les coups du bélier infatigable et lourd.
Il me semble, bercé par ce choc monotone, Qu'on cloue en grande hâte un cercueil quelque part. Pour qui ? - C'était hier l'été ; voici l'automne ! Ce bruit mystérieux sonne comme un départ.
II
J'aime de vos longs yeux la lumière verdâtre, Douce beauté, mais tout aujourd'hui m'est amer, Et rien, ni votre amour, ni le boudoir, ni l'âtre, Ne me vaut le soleil rayonnant sur la mer.
Et pourtant aimez-moi, tendre coeur ! soyez mère, Même pour un ingrat, même pour un méchant ; Amante ou soeur, soyez la douceur éphémère D'un glorieux automne ou d'un soleil couchant.
Courte tâche ! La tombe attend ; elle est avide ! Ah ! laissez-moi, mon front posé sur vos genoux, Goûter, en regrettant l'été blanc et torride, De l'arrière-saison le rayon jaune et doux ! Charles Baudelaire PS : merci VIRGIN
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A la fenêtre pendant la nuit (le 04/10/2005 à 08h14)
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A la fenêtre, pendant la nuit Les étoiles, points d'or, percent les branches noires ; Le flot huileux et lourd décompose ses moires Sur l'océan blêmi ; Les nuages ont l'air d'oiseaux prenant la fuite ; Par moments le vent parle, et dit des mots sans suite, Comme un homme endormi.
Tout s'en va. La nature est l'urne mal fermée. La tempête est écume et la flamme est fumée. Rien n'est, hors du moment, L'homme n'a rien qu'il prenne, et qu'il tienne, et qu'il garde. Il tombe heure par heure, et, ruine, il regarde Le monde, écroulement.
L'astre est-il le point fixe en ce mouvant problème ? Ce ciel que nous voyons fut-il toujours le même ? Le sera-t-il toujours? L'homme a-t-il sur son front des clartés éternelles ? Et verra-t-il toujours les mêmes sentinelles Monter aux mêmes tours ? Victor Hugo merci à mon amie VIRGIN | |
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Il ne faut plus tuer (le 30/09/2005 à 09h53)
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Il ne faut plus tuer - GLENMOR (barde breton) Il ne faut plus tuer défaire la vie, la joie du monde il ne faut plus briser les jeux des enfants, leurs jolies rondes
Il nous faudra laisser les vents du bonheur couvrir nos coteaux et nos sentiers
il nous faudra donner aux faibles qui pleurent notre ciel de printemps un peu d'amitié
Il ne faut plus tuer brûler les raisons de la charité Il ne faut plus renier le droit des nations à leur liberté
Il nous faudra laisser les gens de couleur vivre leur vie dans l'équité
Il nous faudra donner à tous ceux qui meurent notre ciel de printemps un peu d'amitié il ne faut plus tuer  Discographie-textes et extraits MP3 - ICI |
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Aurore oréale (le 27/09/2005 à 08h14)
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L'Aurore boréale La nuit d'hiver étend son aile diaphane Sur l'immobilité morne de la savane Qui regarde monter, dans le recueillement, La lune, à l'horizon, comme un saint-sacrement. L'azur du ciel est vif, et chaque étoile blonde Brille à travers les fûts de la forêt profonde. La rafale se tait, et les sapins glacés, Comme des spectres blancs, penchent leurs fronts lassés Sous le poids de la neige étincelant dans l'ombre. La savane s'endort dans sa majesté sombre, Pleine du saint émoi qui vient du firmament. Dans l'espace nul bruit ne trouble, un seul moment, Le transparent sommeil des gigantesques arbres Dont les troncs sous le givre ont la pâleur des marbres. Seul, le craquement sourd d'un bouleau qui se fend Sous l'invincible effort du grand froid triomphant Rompt d'instant en instant le solennel silence Du désert qui poursuit sa rêverie immense.
Tout à coup, vers le nord, du vaste horizon pur Une rose lueur émerge dans l'azur, Et, fluide clavier dont les étranges touches Battent de l'aile ainsi que des oiseaux farouches, Eparpillant partout des diamants dans l'air, Elle envahit le vague océan de l'éther. Aussitôt ce clavier, zébré d'or et d'agate, Se change en un rideau dont la blancheur éclate, Dont les replis moelleux, aussi prompts que l'éclair, Ondulent follement sur le firmament clair. Quel est ce voile étrange, ou plutôt ce prodige ?
C'est le panorama que l'esprit du vertige Déroule à l'infini de la mer et des cieux. Sous le souffle effréné d'un vent mystérieux, Dans un écroulement d'ombres et de lumières, Le voile se déchire, et de larges rivières De perles et d'onyx roulent dans le ciel bleu, Et leurs flots, tout hachés de volutes de feu, S'écrasent et, trouant les archipels d'opale, Déferlent par-dessus une montagne pâle De nuages pareils à des vaisseaux ancrés Dans les immensités des golfes éthérés, Et puis, rejaillissant sur des vapeurs compactes, Inondent l'horizon de roses cataractes. Le voile en un clin d'oeil se reforme plus beau, Lové comme un serpent, flottant comme un drapeau. Plus rapide cent fois qu'un jet pyrotechnique, Il fait en pétillant un sabbat fantastique, Et met en mouvement des milliers de soleils A travers des brouillards transparents et vermeils Comme cristallisés dans la plaine éthérée. Quelquefois on dirait une écharpe nacrée Qu'un groupe de houris secouerait en volant Dans l'incommensurable espace étincelant ; Tantôt on le prendrait pour le réseau de toiles Que Prométhée étend pour saisir les étoiles, Ou pour le tablier sans bornes dans lequel Les anges vanneraient des roses sur le ciel.
Et la forêt regarde, enivrée, éblouie. Se dérouler au loin cette scène inouïe ; Et l'orignal, le mufle en avant, tout tremblant, Les quatre pieds cloués sur un mamelon blanc, L'oeil grand ouvert, au bord de la savane claire, Fixe depuis longtemps l'auréole polaire Poudroyant de ses feux le céleste plafond, Et son extase fauve en deux larmes se fond.
William Chapman merci à VIRGIN pour ce poème |
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